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  • Madior Niang

Renforcement des capacités de plus de 50 acteurs des collectivités territoriales en Economie Sociale


La formation s’est déroulée en ligne sous le thème : « Une stratégie globale de co-construction des politiques publiques d’ESS pour une relance durable post COVID et un développement inclusif et durable des territoires ». Elle a permis d’outiller plus de 50 personnes issues de 15 Pays de 3 continents (Afrique, Europe et Asie). Ce fut 4 jours d’apprentissages et d’échanges enrichissants, de partage d’expériences et d’outils, de discussions passionnées, et de liens créés pour le développement de l’ESS dans les villes et territoires.

C’est en tout 4 ateliers, 4 Masters Classes, 2 séances d’échanges entre pairs et 3 visites de sites virtuels dont ont bénéficier les participants. Les participants ont apprécié la formation et sollicite le renouvellement de ce type de programme.

Pour M. Aboubakari SYLLA de la mairie d’Abobo, « Cette initiative a permis de nous frotter aux autres collectivités territoriales et aux autres acteurs que nous n’avions pas l’habitude de voir. En terme de coopération décentralisée ça nous ouvre des perspectives. Il est question pour nous de mettre en relation le coaching territorial et l’économie sociale et solidaire, parce que les réalités territoriales sont que les populations surtout en Afrique ont du mal à travailler en synergie avec les collectivités. Dans la commune d’Abobo le coaching territorial nous a permis de rapprocher les populations ».

L’option d’établir une synergie avec le coaching territorial est également relevé par Madame Aminata Diop Samb, Directrice Générale du Fonds de Développement et de Solidarité Municipal (FODEM) de la ville de Dakar. « La formation nous a permis d’avoir une idée de tout ce qui tourne autour de l’écosystème de l’économie sociale et solidaire. Comme autre bonne pratique l’expérience du coaching territorial est a valoriser et serait bénéfique à associer dans le développement de l’ESS. La formation des entrepreneurs sociaux est aussi un levier à développer ».

La Secrétaire générale du GSEF, Mme Laurence Kwark et son homologue de CGLU Afrique, M. Jean Pierre Elong Mbassi ont pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour offrir ce type de formation de manière régulière aux collectivités territoriales et leurs acteurs.


Dans son message de clôture Mme Kwark a lancé une invitation en direction du prochain forum mondial de l’ESS. « Nous avons été heureux d’organiser cette formation et vous remercions pour votre implication. Cette année le GSEF organise la 5e édition du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire du 4 au 8 octobre 2021 à Mexico (Mexique) sous le thème : ‘Gouvernements locaux et économie sociale : co-création de voies pour une économie verte et inclusive’ ».

De son côté M. Elong Mbassi a souligné l’importance de l’ESS pour le continent africain. « Pour nous l’ESS est la réalité de l’économie africaine. Pratiquement 80% des acteurs de l’économie africaine travaille dans l’économie sociale et solidaire. On reproche souvent à cette ESS d’être trop ensachée dans la société, mais cet ensachement est normal parce que lorsque vous supprimez cette ensachement-là vous vous éloigner de la société et vous considérez que cette économie est à part de la société. L’ESS montre qu’il ne faut absolument pas cette déconnection et c’est tout à l’honneur du GSEF et tous les membres de l’ESS de porter haut ce drapeau. La deuxième raison pour laquelle l’ESS est important pour nous, c’est que l’ESS est probablement une des meilleurs étapes d’initiation des jeunes qui passent du monde de l’éducation au monde de l’économie. Evidement ils peuvent tomber dans ce qu’on appelle l’informel. Le secteur informel ne donne pas d’emploi décent et ne fonde pas un espoir. Tout le contraire de l’ESS ».